La NF C 15-100 est la colonne vertébrale de toute installation électrique domestique en France. Elle fixe les règles de conception, de réalisation, de vérification et d'entretien des installations basse tension. Restée stable depuis 2002, malgré cinq amendements successifs, elle a connu fin 2024 une refonte d'ampleur dont l'application est devenue incontournable en 2026.

Concrètement, depuis le 1ᵉʳ septembre 2025, toute installation neuve, toute extension et toute rénovation importante doit respecter cette version révisée. En 2026, elle s'impose donc comme la norme de fait pour l'ensemble des projets électriques. La version applicable reste celle en vigueur à la date de dépôt du permis de construire ou de la déclaration préalable de travaux : un point de vigilance pour les chantiers engagés de longue date.

Une norme désormais découpée en plusieurs parties

La grande nouveauté éditoriale tient à la structure du texte. Là où l'ancienne édition formait un bloc unique, la révision crée des parties numérotées : exigences générales, locaux contenant une baignoire ou une douche, piscines et bassins, locaux de saunas, installations de chantier… Cette segmentation facilite les mises à jour ciblées et la lecture par les professionnels.

Les évolutions techniques majeures

Plusieurs orientations se dégagent, toutes tournées vers plus de sécurité et une meilleure maîtrise des nouveaux usages :

  • Généralisation du parafoudre. La protection contre les surtensions est étendue à un nombre bien plus large de situations. Nous détaillons les cas concrets dans notre article dédié au parafoudre obligatoire.
  • L'ETEL et la GTL renforcées. L'Espace Technique Électrique du Logement et la Gaine Technique Logement structurent la distribution et la communication. Voir ETEL, GTL et tableau de communication.
  • Intégration de la domotique. La norme prépare les logements aux installations connectées, sans imposer une architecture unique : elle laisse le champ ouvert aux différents protocoles.
  • Pièces d'eau plus encadrées. Les volumes de sécurité en salle de bains sont clarifiés. Détails dans les volumes de la salle de bains.
  • Photovoltaïque et autoconsommation. Le raccordement des installations de production évolue, avec la fin de certains branchements par simple prise. Voir photovoltaïque et NF C 15-100.
83 %
des logements de plus de 15 ans présentent au moins une anomalie électrique, selon les observatoires du secteur — ce qui explique le durcissement progressif de la norme.

Les fondamentaux qui demeurent

La logique de sécurité reste la même : un tableau de répartition correctement dimensionné, des dispositifs différentiels 30 mA pour protéger les personnes, des disjoncteurs adaptés à chaque circuit, une prise de terre de qualité et des liaisons équipotentielles dans les pièces humides. Le nombre minimal de prises et de points lumineux par pièce continue d'être imposé, pièce par pièce. Pour le détail du tableau, lisez notre guide sur l'attestation de conformité Consuel et notre dossier composition du tableau électrique.

La norme ne rend pas une maison ancienne automatiquement hors-la-loi : elle s'impose dès que vous touchez à l'installation.

Faut-il tout refaire dans un logement ancien ?

Non. La mise en conformité totale n'est pas exigée tant que vous ne réalisez pas de travaux importants. En revanche, dès qu'une rénovation implique un nouveau câblage ou une modification du tableau, la nouvelle version s'applique. Pour savoir précisément quand l'obligation se déclenche, consultez notre article sur la mise aux normes. Et si vous vendez, le diagnostic électrique devient obligatoire au-delà de 15 ans d'installation.

Passez à l'action

Votre installation est-elle conforme à la version 2026 ?

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Ce qu'il faut retenir

La NF C 15-100 nouvelle génération n'est pas une révolution de surface : elle accompagne l'électrification des usages (mobilité, autoconsommation, maison connectée) tout en relevant le niveau d'exigence sur la protection des personnes. Pour les particuliers comme pour les installateurs, l'enjeu de 2026 est d'anticiper ces évolutions dès la phase de conception plutôt que de les subir au moment du contrôle de conformité.